Ensemble, exigeons
L’AMNISTIE POUR FOUAD HARJANE,
militant syndical
Vendredi 9 janvier 2015 venez à 9h au tribunal de Metz qui doit statuer sur l'appel formé par Fouad Harjane, militant messin de la CNT, dans le cadre du procès que lui intente la SNCF. Si son appel est rejeté, la cour confirmera la condamnation de Fouad Harjane, prononcée le 23 mars 2013, à verser 40 300 euros de dommages et intérêts pour une action de blocage de voies sur la gare de Metz menée en 2006.
Ces démarches judiciaires essaient de faire porter sur un seul la responsabilité d'une action collective qui s'inscrivait dans un mouvement social de grande ampleur. La SNCF cherche en cela à faire un exemple pour réprimer les velléités à venir de contestation sociale. Tous les militants, politiques, syndicaux, associatifs, doivent se sentir concernés. Ensemble, exigeons l’amnistie immédiate pour celui d'entre nous qui se trouve lourdement et injustement condamné!
Les faits remontent au mouvement étudiant contre le « Contrat première embauche » (CPE). Fouad Harjane était alors étudiant en développement de projets culturels. Au point le plus chaud du bras de fer avec le gouvernement de l’époque, le 30 mars 2006, il est interpellé au cours d’une après-midi d’action. Un groupe d’environ 800 jeunes s’était installé pendant une heure sur les voies de la gare SNCF de Metz, puis devant la chambre de commerce et d’industrie et sur un axe très fréquenté du centre-ville de Metz, pour des blocages temporaires. Il est relâché après 4 heures de garde à vue avec une poursuite pour délit d’entrave à la circulation ferroviaire.
Ces démarches judiciaires essaient de faire porter sur un seul la responsabilité d'une action collective qui s'inscrivait dans un mouvement social de grande ampleur. La SNCF cherche en cela à faire un exemple pour réprimer les velléités à venir de contestation sociale. Tous les militants, politiques, syndicaux, associatifs, doivent se sentir concernés. Ensemble, exigeons l’amnistie immédiate pour celui d'entre nous qui se trouve lourdement et injustement condamné!
Les faits remontent au mouvement étudiant contre le « Contrat première embauche » (CPE). Fouad Harjane était alors étudiant en développement de projets culturels. Au point le plus chaud du bras de fer avec le gouvernement de l’époque, le 30 mars 2006, il est interpellé au cours d’une après-midi d’action. Un groupe d’environ 800 jeunes s’était installé pendant une heure sur les voies de la gare SNCF de Metz, puis devant la chambre de commerce et d’industrie et sur un axe très fréquenté du centre-ville de Metz, pour des blocages temporaires. Il est relâché après 4 heures de garde à vue avec une poursuite pour délit d’entrave à la circulation ferroviaire.
Le 31 mars 2006, Jacques Chirac, alors président de la République, annonce qu’il retire la loi à peine votée concernant le CPE, loi d'extension de la précarité de la jeunesse.
L’acharnement judiciaire contre Fouad Harjane démontre bien la haine des tenants de l’ordre établi à l’encontre des acteurs du mouvement social. En effet, passé en jugement en septembre 2006, il avait déjà écopé de 150 euros d’amende pour l’action à la gare SNCF puis condamné à 300 euros d’amende en janvier 2012 en appel.
Non satisfaite, la SNCF engage une autre procédure estimant que l’action du 30 mars 2006 a entraîné « 5 729 minutes » de retard dans la circulation ferroviaire et réclamant des dommages à raison « d’un coût horaire de 414,06 euros ». Voilà pourquoi Fouad Harjane est condamné à 39 500 euros de dommages le 23 mars 2013, auxquels s’ajoutent 800 euros de frais de justice.

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